Des textes éphémères

Écrire vite, mal, torturer la langue, la faire saigner. Rien à foutre de rien. Si t'es "sensible" ça peut piquer, passe ton chemin, y a pas de loi, pas de règle, pas de respect ici.

Un texte reste un mois, moins si ça me saoûle (crève, académie française).

L'orthographe ? La grammaire ? On s'en fout. Le français c'est de la merde.


2026-08-01: ça chat beaucoup sur l'ia en ce moment. Un truc récent c'est que leurs machins se mettent à faire des maths et à éclater les mathématiciennes du monde entier à résoudre des trucs "durs".

Récemment un groupe de mathématiciennes a pondu une déclaration sur l'utilisation de l'ia dans la recherche en maths.

Ça fait : blabla, blabla, blabla. Toujours les mêmes trucs, les mêmes espoirs, les mêmes peurs, blabla blabla.

Mais pourquoi pas. Est-ce qu'on n'est pas, nous autres qui ne servons à rien pour la survie de l'humanité, toutes un peu préoccupées par la situation ? Sois honnête connasse. Est-ce que ce que tu passes toutes tes journées à faire, bon gré mal gré, mal gré, dans la coercition salariale, tout juste de quoi te permettre un accès à un peu de nourriture pour maintenir tes fonctions biologiques moyennement opérationelles quelques années, dans une absence monstrueusement aveuglante d'intérêt ou de plaisir. Merde, encore une phrase partie en sucette. Bref, est-ce que t'es pas angoissée à l'idée que ton boulot une machine pourra le faire plus vite (mais avec des ordres de grandeur de malade, du genre tu passes une semaine sur un truc la machine y passe dix minutes, et encore parce que ton patron a pas la thune pour acheter le dernier modèle super génial qui chie des millions de tokens par seconde ou va savoir quelle métrique ils utilisent pour mesurer les performances de leurs outils) ?

Sois honnête connasse.

Mais là n'est pas mon propos. Chaque outil amène son lot de merde qui colle et qui pue. Faire pousser du blé, la connerie funeste. Va cueillir des mûres, fais attention à pas trop te griffer ou tu vas choper le tétanos ou un truc dans le genre et crever avant que... avant que... Va savoir quoi. Avant que ton existence persiste dans la tête des autres autour de toi.

Vanité vomitive.

Nan, le point que je voulais souligner sur cette déclaration est le suivant.

Attention, citation :

Proper evaluation is endangered if results are communicated through informal
channels such as press releases or blog posts, often without any research
paper or other disclosure of information necessary for scientific evaluation.

Tu sens le mépris, lectrice ?

Certes la phrase suivante va plus sur la crainte d'un breaking-newsisme des maths, du sensationnel, du spectaculaire.

Mais moi je lis pas ça.

Je lis un club de gens qui chient sur d'autres qui font des "blog posts".

Tsais, comme si un "blog post" c'était que de la merde et que les vraies maths c'est écrire des trucs en latex et envoyer le pdf à un commité de lecture, souvent des gamines en thèse à peine sorties du berceau (simplification outrancière, mais j'aime bien les ptites crottes des chamoises). Et après les ptites connasses en thèse disent "accept" ou "weak accept" ou "weak reject" ou bien encore "reject" et le destin de ton fichier latex est joué.

Alors que si t'écris du html, tu vaux de la merde.

Toi et ton "blog" de merde.

Tu t'es prise pour une mathématicienne ou bien ?

Et pire, si tu mets ça sur facebook de merde ou instagram de merde, là t'as touché le fond ma ptite.

Nan les maths c'est l'élite. Et l'élite ça se mérite.

Ce mépris est à gerber. Vous êtes à gerber communauté des mathématiciennes.

Et que ça se file des médailles fields. Et que ça s'organise des workshops et des conférences et des merdes dans le genre, à se sucer la chatte les unes les autres.

Soirées libertines dans tes neurones. Clubs échangistes cérébraux.

Rien de différent.

Faut mettre des verbes, un peu, dans les phrases, hein.

Pis faut avoir une pensée construite et rigoureuse. Mec, t'es brouillon, c'est triste et illisible. On dirait du welbek.

À ce point, tu dirais ?

Quand même pas, si ?

J'étais en vacances. J'ai fini un welbek, j'ai oublié le titre, anéantir je crois, oui. Un livre de merde. Y a une histoire d'attentats mais à la fin on sait pas qui les fait. Y a des messages écrits dans un alphabet étrange, mais jamais l'auteur n'explique ce que c'est ni ne décode les messages.

Passe donc ton chemin. Sauf si les ruminations d'un personnage qui a le cancer et une vie de couple de merde t'intéressent. À un moment une gamine lui suce la bite. Aucun intérêt ce livre.

Bref.

J'aime pas ne pas finir un livre, et l'erreur ça a été de le commencer. Je vais essayer de me tenir éloigné de cet auteur de merde pour les quelques années qui me restent avant que mes chairs ne pourrissent quelque part sur cette petite planète.

Revenons-en au bazar.

Timothy Gowers, un membre du gang des mathématiciens, avec la médaille fields, a écrit sur son blog (hein ! mais comment ça !), hébergé sur wordpress (quoi !? infâmie !), des trucs sur cette déclaration. Le mec était au meeting leiden, il a pas signé la déclaration, il explique pourquoi et patati et patata dans son blog.

Après avoir lu sa petite diatribe, je me suis mis à réfléchir.

Et la synthèse de mes réflexions interlopes est la suivante.

Les mathématiciens sont des branleurs. Un pti programme peut faire en cinq minutes ce que des années de travail "acharné" sont nécessaires à un mathématicien pour obtenir le même résultat. (Cette dernière phrase m'a pas l'air d'avoir les quatre pieds de la chaise dans le même plan.)

Toute cette gloriole, tout ce decorum, tout ce faste, tout ça c'est du vent.

Le roi est nu.

Il chie de la merde, la même que toi, gueux.

Ah ! les maths c'est tellement dur ! Il faut tellement réfléchir ! C'est si compliqué !

Ahhhhh !

Cri silencieux, munch.

Et plus généralement, c'est pas que les mathématiciens.

C'est tout le monde.

Tu te sens fort et puissant de maîtriser "quelque chose", quoi que ce soit.

Et non.

Un pti programme, même pas fait pour résoudre ton problème, ou faire ta tâche, t'explose.

Il est temps de comprendre ce que l'on est, fondamentalement. Temps de détruire tous les dogmes, toutes les croyances.

Il n'y a pas d'être magique qui t'a créé.

Il n'y a rien d'exceptionnel dans ton corps, dans ton cerveau.

Tes gesticulations quotidiennes seront détruites et oubliées bien avant que toute trace de vie sur cette petite planète soit engloutie par l'explosion de cette petite étoile insignifiante perdue dans cette galaxie banale.

C'est bien que ces llm:ia de merde existent, rien que pour éclater cette présomptueuse humanité, perdue dans la contemplation d'elle-même et une auto-satisfaction ridicule.

Et me vient en tête ces panneaux sur les bords de certaines routes, "ici nous pratiquons le fauchage raisonné", ici nous laissons de l'herbe pousser, pour que des bestioles vivent dedans.

Voyez notre intelligence et notre magnanimité !

Les gens ne font rien. Littéralement rien. Ah si. Ils ont planté un panneau avec marqué dessus "ici on ne fait rien". Et on en est fier.

Quelle connerie.

Ne rien faire, et en être fier. Ne pas tuer, et le revendiquer.

Imagine si toi et moi on se baladait dans la rue (balladait ? l'académie ? un avis ? va te faire enculer l'académie ?) et on arrêtait les passants "eh ! j'ai tué personne aujourd'hui ! eh ! je vais pas te tuer et te laisser partir vivre ta vie !". De quoi on aurait l'air ?

Condition humaine...

Bref, aujourd'hui je suis content que les llm:ia existent pour filer des claques à tous les prétentieux du monde. Évidemment, les problèmes, l'eau, l'électricité, le chômage, oui oui oui. Tout ça a toujours été là, dès que des enculés utilisent les autres à leur seul bénéfice, rien de neuf. Scorbut dans les usines (cette information n'a peut-être pas un grand degré de vérité, mais enfin tsais les trucs de vitamine d chais pas quoi, l'ère industrielle là, chez les rosbifs, enfin chais pu enfin peu importe), vies de merde dans des bidonvilles et des cités, mise sous silence de ta parole, de ton existence, tout ça est déjà là.

Ce qui change, un peu, c'est l'éclatage du prestige de la cognition.

Et les maths c'est la cognition ultime.

Et voilà tout.


2026-05-19: un peu de silence, ça fait pas de mal.